Ateliers Oralité Écriture Théâtre

LES ATELIERS ORALITÉ-THÉÂTRE

Nous proposons ces ateliers dans l’idée d’améliorer la maîtrise de la langue française des jeunes et des adultes non francophones pour permettre, par la compréhension, l’expression et la communication, l’insertion dans des dispositifs de formation. Notre objectif est de créer du lien social et de favoriser l’apprentissage par une activité ludique et créative avec des artistes.

Artistes – intervenantes de la compagnie LE REGARD DU LOUP :

Ghislaine Beaudout : Metteuse en scène – Auteure

Catherine Benhamou : Comédienne – Auteure


Historique
Depuis 2010 la compagnie Le Regard du Loup (Théâtre & Écriture), Ghislaine Beaudout et Catherine Benhamou, travaille sur le thème « langage et identité » en reliant les thématiques de leurs spectacles à des parcours d’ateliers qui visent l’amélioration de l’expression orale par le théâtre. Elles ont mis au point des ateliers avec des jeunes et des adultes en alphabétisation. Ces ateliers utilisent les techniques des jeux d’écriture à l’oral et les techniques des jeux d’expression et d’improvisation du théâtre. Les contenus produits sont enregistrés, filmés ou retranscris selon les exercices et ensuite retravaillés avec les participants. Les ateliers peuvent donner lieu à l’impression de recueils des textes et/ou à des restitutions sous forme de lecture à voix haute, de création sonore, de film ou de spectacle dans un théâtre de la ville.

Déroulement  et méthode
Nous commençons par un échauffement théâtral fait de jeux très simples et ludiques, qui ont pour effet de lier le groupe et de dépasser la timidité, en créant un climat de confiance et d'écoute. Ensuite nous proposons des improvisations très simples sur des sujets qui touchent à la vie de tous les jours et à l’imaginaire. Ces improvisations sont travaillées, guidées puis transcrites par nos soins. À la suite de quoi nous pouvons les travailler comme des scènes de théâtre faciles à apprendre puisqu'elles ont été inventées par les participants. Plusieurs groupes dont les séances se déroulent en parallèle dans différentes structures, peuvent se rencontrer lors de séances communes de répétitions et réaliser ensemble une restitution de leur travail.

Objectif
L’approche des mots à travers des formes artistiques permet de faire émerger autrement une parole et favorise l’appropriation du langage et l’affirmation d’un imaginaire, d’une identité. Le jeu improvisé libère la parole et incite à se faire comprendre sans se censurer. La volonté de s'exprimer et de jouer passe devant la peur de mal parler, et les inhibitions. Ensuite le travail sur un texte qu'on a soi-même inventé fait progresser dans la maîtrise de la langue et l'assurance. La restitution en fin de cycle permet de concrétiser les acquis et mobilise l'énergie et la motivation nécessaires pour franchir les derniers obstacles de la langue tout en valorisant les compétences de chacun. 

Liens

La compagnie créé des liens avec ses spectacles en incitant les groupes à assister à une représentation. Une prise en charge d’une partie du prix du billet est en général à prévoir.


L’approche des mots à travers des formes artistiques permet de faire émerger autrement une parole en favorisant l’appropriation du langage. Les contraintes poétiques, les jeux d’écriture et de théâtre  développent la confiance en soi, l’affirmation d’un imaginaire, d’une identité. La relation avec le travail de la compagnie agit comme une valeur d’échange culturel et stimule la créativité.
Ghislaine Beaudout, metteuse en scène et auteure


ATELIERS ORALITÉ - ÉCRITURE - THÉÂTRE


2009 / 2010 – Ateliers oralité –écriture autour du spectacle de la compagnie :  « La douce Léna avec des groupes d’adultes en cours de français à Colombes et Asnières. 
Restitution lecture : Théâtre Le Hublot à Colombes. 


2010 / 2011 –Ateliers oralité –écriture  « À propos de La douce Léna » (Livret disponible)
avec des adultes en cours de français à Montreuil.
Spectacle de la compagnie :  « La douce Léna au Théâtre Berthelot, en partenariat avec la Ville de Montreuil et restitution-lecture à La Maison de quartier Lounès Matoub..


2012   Ateliers oralité-écriture-théâtre à Montreuil : OÙ ES-TU LÀ BAS OU ICI ? (texte disponible) Soirée partagée avec le spectacle des Ateliers et la maquette de Ana ou la jeune fille intelligente au Nouveau Théâtre de Montreuil, salle Maria Casarès le 17 avril 2012 en partenariat le Centre social Lounès Matoub et la Fondation Seligmann.


2012 / 2013 - Ateliers oralité –écriture au  Centre Social Charenton – Bibliothèque Saint Éloi - Bibliothèque Hélène Berr, autour de la programmation de Ana ou la jeune fille intelligente au Théâtre de L’Opprimé à Paris 12e du 20 au 31 mars 2013.


2013 / 2014 – Ateliers et rencontres en centres sociaux et en bibliothèques, en amont de la programmation de Ana ou la jeune fille intelligente : à Confluences à Paris, à Malakoff, à Aubervilliers (Espace Renaudie) et Montreuil (Théâtre Berthelot).


2013 Création d’un Atelier Théâtre Sociolinguistique au Centre Social Lounès Matoub à Montreuil. Enregistrement des RÉCITS DE VILLES ET VILLAGES et Spectacle  VU D’ICI, VU D’AILLEURS 1, présenté le 1er et le 8  juin 2013 au Centre Social. Texte disponible


2014 / 2015 : Présentation de VU D’ICI, VU D’AILLEURS 2 au Festival Amathéâtre au Théâtre Berthelot le 21 juin 2014 et présentation  le 30 mai 2015 de GODOT SANS FRONTIÈRES au Centre Social Lounès Matoub. 


2016/ 2017 - l’Atelier Théâtre Sociolinguistique participe à nouveau au Festival Amathéâtre à Montreuil en juin 2016 avec « PAPAGAÏS À TRAVERS LE MONDE », texte disponible. Reprise du spectacle pour le Festival Transit le 24 mai 2017 au Nouveau Théâtre de Montreuil.

-Atelier Oralité-Théâtre à l’Espace Grésillon de Gennevilliers avec un groupe ASL de la Ville. Venue au spectacle Ana ou la jeune fille intelligente au Théâtre Artistic Athévains à Paris en avril 2016. Livret et spectacle de l’atelier : « RV Gare de Lyon, l’histoire de Karim » en juin et en novembre 2016.

-Démarrage d’un projet oralité-théâtre et livre audio au CS Grand-Air à Montreuil.
Artistes intervenants : metteuse en scène, auteure, chanteuse et musicienne, créateur son.

-Atelier oralité-théâtre à Aubervilliers : projet de récolte poétique et d'un livre avec les éditions des femmes :  « les femmes dans la ville »


Avec le soutien et l’aide financière de L’ARCADI, la DRAC/ SDAT, le CGET, EST-ENSEMBLE,

Les Villes de Montreuil, Aubervilliers, Gennevilliers, Paris et la Fondation Seligmann.


Écriture de plateau (évolutif) avec L'Atelier Théâtre Sociolinguistique à Montreuil



Les « papagaïs » sont des perroquets étrangers, nés de notre imagination.
Ils cherchent un « Pays Magnifique » où il est possible de vivre en paix et de travailler pour un vrai salaire. Mais la plupart des pays exploitent les perroquets étrangers
(et aussi les autochtones), ou bien ils  préfèrent fermer leurs frontières.

Les pays entrent en scène en se disputant. Ils sont en réunion de crise au sujet des frontières

- Ça suffit ! Beaucoup trop de monde ici, c’est pas possible !!!
- Je suis très occupé, débrouillez-vous !
- Qui va trouver l’argent pour garder les frontières ??!
- Un grillage, ce n’est pas une solution !
- Un mur c’est mieux ! Chacun chez soi !
- Et pour construire, c’est vous qui allez trouver l’argent ?!
- Non ça suffit, c’est votre tour !
- l’homme doit vivre d’espoir pas de murs !
- Vous êtes fou ?
- De quoi vous parlez ? Je ne suis pas folle, je  suis très calme !
- Vous parlez trop ! C’est n’importe quoi !
- On doit faire payer les banques !
- Non, non, non ! Je ne suis pas d’accord ! le business, le business !
- L’espoir ne donne pas à manger ! Ouvrons les frontières
- Je ne veux pas ouvrir mes frontières !

Les pays sortent.
Musique. Arrivée de 2 Papagaïs (perroquets étrangers), Brigita et Fumiko :

Brigita : Il fait jour !
Fumiko : Jour il fait !
B : Je m’appelle Papagaï
F : Papagaï je m’appelle
le commentateur : le papagaï est un oiseau qui s’appelle aussi perroquet       
B : Je suis étrangère
F : Étrangère je suis          
le commentateur : l’étranger, c’est celui qui vient d’un autre pays
B : je cherche un pays
F : un pays je cherche
le commentateur : Un pays c’est un territoire…
B et F : TAIS-TOI !  
B : je voudrais une nouvelle vie
F : une nouvelle vie je voudrais
B : ce sera magnifique !
F : magnifique ? C’est où ?
B : par là ?
F : Par là ?
B : c’est peut-être là ? (au sol ) Toc, toc, toc, Autochtones ?
F : Vous êtes là Autochtones ?
B : Non, il n’y a personne, il faut chercher ailleurs
F : Ailleurs c’est magnifique !
1 avion en papier arrivent sur scène
B ramasse l’avion et lit : « tout être humain a le droit de vivre dignement sur cette planète ».
F le prend et lit : « déclaration universelle des droits de l’homme ! » Magnifique !
B : Et les animaux ?  
F : Oui ! Magnifique !
B : Et les plantes ?
F : Oui ! Magnifique !
B : En route !

Fin de la réunion de crise des pays :

- Je suis fragile
- Moi j’ai la guerre
- Je n’ai pas de travail
- Je suis en colère !
- Il fait trop chaud ici !
- Chez moi, il y a du travail mais pas d’argent
- Ça va exploser un jour ! Les gens ne peuvent pas travailler sans argent
- Il suffit de promettre, on n’est pas obligé de donner
- C’est de l’exploitation !
- L’homme doit vivre d’espoir !
- J’ai dit à mon peuple : je vais régler les problèmes, mais ils veulent quand même partir
- Chez moi les gens ont de quoi s’habiller et se nourrir, mais ils ne sont jamais contents
- C’est sûrement à cause de la neige !
- Avez-vous du travail ? - Je peux vous envoyer mon peuple ?
- Vous n’êtes pas businessman, vous !

Les 2 Papagaïs se présentent chez ARMLAND

B : Ici c’est magnifique ?
F : Magnifique, c’est ici ?
A : Ah non ici c’est Armland
B : Nous pouvons visiter ?
F : Visiter nous pouvons ?
A (il montre le public) : On a une petite guerre, mais vous pouvez visiter. Vous avez des métiers ?
B : Nous apprenons tout, tout de suite !
F : Tout de suite, tout nous apprenons !
A : Vous pouvez rester ! Si vous voulez être utiles, prenez ça ! (Il leur propose une arme)
B : Nous devons parler ensemble
F : Ensemble nous devons parler !
A : Ok
Les Papagaïs s’éloignent pour parler
B : Il nous propose un travail mais c’est pour faire la guerre ! Je n’ai pas envie de rester !
F : Faire la guerre, Je n’ai pas envie non plus !
B : Sauvons-nous !
F : Par là ? (elle montre le public)
B : Non, par là !

B et F se sauvent

Le papagaï Fumiko et le papagaï Shoaib cherchent un taxi

F et S : HEP TAXI !!!
Amjad : Montez !
Fumi : C’est combien ?
Shoaib : How much ?
Amjad : 15 taxos la visite avec le guide
Shoaib : 10
Amjad : 12
Fumi : 11 avec des bonbons !
Amjad : quels bonbons ?
Fumi : un chewin-gum
Amjad : ça vient d’où ?
Shoaib : Disneyland
Amjad : Ok, montez ! Allez Hop ! Ici la tour du général De Gaulle, là le Grand Portefeuille,  à gauche le Stade National du Championnat, interdit de prendre des photos !
Fumi  : Vous avez des cartes postales ?
Amjad : Oui, c’est 49 centimes de taxos !
Shoaib : 45 !
Un passant traverse devant le taxi. Il boîte.
Amjad : Mais ça va pas la tête, tu veux mourir ou quoi ?! Rentre à la maison !
Fumi : Vous connaissez un bon restaurant ?
Amjad : Il faut payer 40 taxos
Shoaib : pourquoi ?
Amjad : service extra ! Ici la tour du général De Gaulle, là le Grand Portefeuille,  à gauche le Stade National du Championnat…
Fumi : mais nous sommes déjà passés ici !
Amjad : Normal, mon pays est un petit rond-point, on fait vite le tour !
Fumi : Comment s’appelle ce pays ?
Amjad : Taxland
Fumiko et Shoaib : Tax - land ! Au secours !!!  Ils se sauvent du taxi
Amjad : Aux voleurs !!! Aux voleurs !!!

Musique


Poème 1   : Sonia / Amjad / Fumiko au micro :

L’étranger éprouve un sentiment de solitude
Le perroquet  fait la queue devant l’hôtel
Dans mon pays natal le bus circule sous le soleil
Le bus est loin de mon pays natal

Dans mon pays natal le bus circule sur le soleil
Dans mon pays natal il y a une compagnie de bus qui s’appelle « le Soleil »
Le soleil n’est ni dans mon pays natal, ni dans le bus
J’ai accepté que ma mère me dise des contes

Dans mon pays natal il y a une compagnie de bus qui s’appelle « le Soleil »
Le perroquet  fait la queue devant l’hôtel
J’ai accepté que ma mère me dise des contes
L’étranger éprouve un sentiment de solitude

Avions /coups de feu – le Papagaï Brigita se présente chez SOLDLAND (Lamine) avec des sacs de soldes

B : Ici c’est magnifique ?
L : Ici, on n’accepte que les soldats
B : Pour faire les soldes ?
L : Non pour se battre, vous savez vous battre ?
B : Oui, dans les magasins je suis capable de me battre si quelqu’un veut prendre un article que j’ai vu en premier !
L : Nous n’avons pas de magasins
B : Je veux rentrer dans votre pays ! Je suis sure qu’il y a un magasin !
L : Vous ne pouvez pas entrer dans notre magasin…heu…notre pays si vous ne portez pas cette tenue militaire
B : c’est trop moche, c’est horrible ! Adieu !

Le Papagaï Fumiko  se présente chez FROILAND (Sonia)

F : Salut !
S : Salut, vous n’avez pas de bonnet ?
F : Non, je l’ai perdu pendant mon voyage, ici c’est magnifique?
S : Ici c’est Froiland, il y a des ours blancs et du travail !
F : avec de l’argent ?
S : Oui ! un salaire à la fin du mois, mais c’est dangereux, il faut rechercher les gens qui se perdent dans la forêt et dans les montagnes la nuit !
F : ah…
S : Vous aimez la nuit ? Ici elle dure 6 mois !
F : J’aime la nuit, les étoiles…
S : Vous aimez les chiens, les Saint Bernard ?
F : Est-ce qu’ils mordent ?
S : Non, ils sauvent les gens dans la montagne
F : Je suis prêt à tout, mais quel est le salaire ?
S : Il est très élevé, mais le loyer coûte la moitié du salaire !
F : C’est trop, je dois envoyer de l’argent à ma famille ! Je retourne dans mon pays !
S : Attendez ! Ici les chaussettes sont gratuites, le ski et le whisky aussi ! Tenez mettez ce bonnet, il vous protègera 
F : merci 
Sonia et Fumiko sortent en buvant du whisky


Poème 2 : Brigita / Lamine / Shoaib au micro :

Je souhaite qu’il neige pour recouvrir les frontières
J’ai la chance de pouvoir étudier en France
Mon voyage en avion s’est mal passé
Je serre les mains de l’angoisse quand je perds courage
           
J’ai la chance de pouvoir étudier en France
La police contrôle les frontières en hélicoptère
Je serre les mains de l’angoisse quand je perds courage
Je voudrais que se terminent les guerres dans le monde

La police contrôle les frontières en hélicoptère
J’ai demandé la location d’une langue pour ne pas être perdue comme une bouée dans la mer
Je voudrais que se terminent les guerres dans le monde
S’il vous plait, pour ma fuite, je voudrais un billet avec guide

J’ai demandé la location d’une langue pour ne pas être perdue comme une bouée dans la mer
Mon voyage en avion s’est mal passé
S’il vous plait, pour ma fuite, je voudrais un billet avec guide
Je souhaite qu’il neige pour recouvrir les frontières

2 Papagaïs, Sonia et Arman arrivent pour visiter Rockland (Shoaib)

Sonia : c’est bien ici ! Il y a de la musique, tu entends ?
Arman : oui, j’aime le rock !
Ils s’approchent
Arman : S’il vous plaît, on peut entrer sans papiers ?
Shoaib : Non, je suis strict, il faut des papiers, mais je peux vous aider à les avoir
Sonia : Et les droits des femmes, c’est comment ici ?
Shoaib : les femmes ont de meilleurs droits que les hommes
Arman : Mais il faut l’égalité !
Shoaib : les hommes sont forts, il faut protéger les femmes, je préfère leur donner plus de droits
Arman : On peut écouter de la musique ?
Shoaib : Oui vous pouvez aussi danser
Sonia : Et la démocratie est dirigée par un homme ou une femme ?
Shoaib : Si le peuple veut une femme présidente, c’est possible
Arman : Toutes les nationalités peuvent vivre ensemble dans ce pays ?
Shoaib : Oui si elles respectent les règles

Le Papagaï  (Lamine) se présente chez RICHELAND (Brigita)

L : Ici c’est magnifique ?
B : Ici c’est PLUS que magnifique ! C’est « Richeland Paradise », avec 6 soleils dans le ciel !
Musique. Elle lui offre un cocktail et danse avec lui
B : Tu as de l’argent ?
L : Non
B : C’est dommage, ici on ne garde que les riches 
Elle retourne danser avec ses amis et fait signe au garde du corps de chasser le Papagaï

Vente d’armes : Le bureau de Richeland qui attend Armland pour un rendez-vous

R : Armland est en retard, je n’aime pas ça !
Il arrive
Armland : désolé, j’étais bloqué, une bombe a détruit la route
R : À la guerre comme à la guerre, voici mon nouveau catalogue avec des armes magnifiques !
Armland : je n’ai presque plus d’argent…
R : voici un contrat, vous payez la moitié du prix des armes et en échange vous me donnez 30% de vos terres.
Armland : Je ne peux pas ! Mon peuple va me tuer !
R : Si tu n’as pas de bonnes armes, ce sont tes ennemis qui te tueront !
Papagaï Amjad entre et fait signe à Armland
Amjad : Hé-Ho, Armland, j’ai de bonnes nouvelles !
Armland : excusez-moi, je dois parler à cet homme
Ils se parlent puis il revient voir Richeland
Armland : Cet homme a convaincu le chef des rebelles de faire la paix. Nous allons rétablir la démocratie
R : Très mauvaise nouvelle, c’est idiot ! 
Armland : Je vous laisse, je dois aller parler à mon peuple, au revoir !
Richeland à Papagaï Amjad : Vous là, je veux vous parler, asseyez-vous !
Papagaï Amjad : heu, oui…
Richeland : Écoute-moi ! Pour être riche, il faut vendre des armes et pour vendre des armes il faut une guerre, compris ? Alors tu vas déclencher un nouveau conflit chez Armland et je te donne 10% de ses terres, ok ? Tu auras un pays qui s’appellera…comment tu t’appelles ?
Papagaï Amjad : Papagaï
Richeland : ton pays s’appellera PagailleLand, ha, ha, ha !
Le téléphone de Richeland sonne, elle sort.
Papagaï Amjad  s’approche du public avec le catalogue d’armes : AK47, M16, Steyr AUG, Famas, Desert Eagle, Colt M911, SPAS 12…. ; Je crois que je vais aller voir ailleurs…si j’y suis !

Papagaï Amjad se présente chez DÉSERT-LAND (Lamine).
A : Je cherche un pays pour faire la fête
L : La fête c’est le samedi
A : 1 fois par an ?
L : 1 fois par semaine
A : Je peux visiter ?
L : Viens, ici c’est le jardin
A : C’est petit…
L : Non c’est pas petit, c’est grand ! Là c’est le maïs, là c’est le mil…
A : et le cannabis ?
L : Ah non ici pas de cannabis ! Là c’est le parking : tu peux venir avec ta voiture.
A : c’est grand…
L : Là c’est la chaise, tu peux t’asseoir
A : Mais…c’est désert ici ! Ils sont où les autres ?
L : Je suis tout seul
A : Tu payes des impôts ?
L : Non, tu veux rester ?
A : Il y a une fête samedi soir ?
L : Oui, j’allume la bougie, je mets la musique et je danse !
A : Ok, j’y vais, salut !     Il s’en va 

 Lamine installe sa chaise devant la télévision. Il allume la télévision :

La journaliste ( Fumiko) : Bonsoir chers téléspectateurs,
Je vais vous présenter 3 pays que nous avons visités pour notre reportage :
Armland, un pays très chaud  où il y a la guerre,
Richeland un pays très riche où il y a la paix,
Froiland  un pays très froid où les gens se promènent avec des radiateurs dans les bras.
Permettez-moi de leur poser quelques questions :

à Froiland (Sonia)

F : Comment survivre dans votre pays glacé ?
S : Il y a le chauffage !
F : Comment faites-vous pour travailler avec un radiateur dans les bras ?
S : Nous posons le chauffage pour travailler et nous buvons un petit verre de Whisky
F : Combien par jour ?
S : 12 petits verres le jour et la nuit, c’est le double

à Armland (Arman)

M : Vous voulez faire la démocratie avec les armes ?
A : Dans mon peuple, il y a des gens qui font du mal aux autres et comme ils ont des armes, je suis obligé de faire la guerre !
M : combien de personnes menacent votre démocratie ?
A : 5, mais ils ont pris toutes les ressources !

à Richeland (Brigita)

F : Pourquoi votre pays n’aime que les riches ?
B : C’est très simple, je n’aime pas les pauvres !
F : où les avez-vous mis ? On ne les voit pas dans votre pays !
B : ils sont dans la cave, ils fabriquent des armes pour Armland, c’est de l’aide humanitaire !



Lamine soupire et éteint la télé
La lumière de la scène s’éteint en même temps




FIN
(La suite au prochain épisode)


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