ANA OU LA JEUNE FILLE INTELLIGENTE - Catherine Benhamou


C'est l'histoire d'ANA, une femme immigrée depuis 20 ans, qui habite avec son mari en banlieue parisienne. Elle ne sait ni lire ni écrire et depuis peu fréquente un atelier d'écriture.
ANA découvre les mots, commence à nommer les choses, et revisite son parcours de vie en commençant par son mariage forcé à 15 ans avec celui qu'on appelle le Tonton.
Une idée grandit en elle : sortir seule, prendre le métro et aller voir la Tour Eiffel.
Elle ramassera autant de cailloux qu'il y a de stations de métro, arrivera à la Tour Eiffel et s'en ira vers sa liberté.



Mise en scène : Ghislaine Beaudout
Comédienne : Catherine Benhamou
Marionnettiste : Claire Vialon ou Juliette Prillard
Voix : Émile Salvador
Vidéo : Rosalie Loncin
Lumière : Charly Thicot


Production : Le Regard du Loup
Co-production : Commission Culture de la CCAS EDF
Soutiens : Nouveau Théâtre de Montreuil
Coréalisation : Théâtre Berthelot,Théâtre de l’Opprimé, Confluences, Espace Renaudie, Gare au Théâtre.


L'Arcadi dans le cadre des plateaux solidaires et pour l’aide à l’action artistique.

La création d’Ana ou la jeune fille intelligente constitue avec La douce Léna, spectacle déjà créé et Le voyage de Khady Demba de Marie Ndiaye, le deuxième volet du cycle langage / identité.


Création en mars 2013 au Théâtre de l'Opprimé à Paris (du 11 au 30 mars)
Sélection de la pièce au Prix Lycéen 2013 organisé par l’association Postures
Reprise en 2014 : Théâtres de ville et théâtres en co-réalisation en Île de france
Montreuil, Malakoff, Gennevilliers, Aubervilliers, Paris (Confluences)
2 Tournée CCAS EDF en France : 2014 et 2015 
Festival du Mot, La Charité sur Loire (www.festivaldumot.fr) : 29 mai 2015
Artistic Athévains, Paris (www.artistic-athevains.com:du 15 mars au 17 avril 2016
Édition de la pièce aux éditions des Femmes le 7 mars 2016
Festival Off d’Avignon, Théâtre Au coin de la Lune : du 7 au 31 juillet 2016
Journée des Femmes Mairie de Paris - Scène du Canal le 8 mars 2017
La pièce est finaliste du Grand Prix de Littérature dramatique 2017

Teaser du spectacle
L'histoire d'une femme qui change sa vie avec les mots

C’est l’histoire d’une femme, Ana, qui, bien qu’habitant dans la banlieue parisienne depuis une vingtaine d’années, n’a jamais été à Paris. Elle sort très peu de chez elle. Ana parle le français mais elle ne sait ni lire ni écrire. 
Depuis peu elle fréquente un atelier d’écriture qui a lieu dans le cadre des cours d’alphabétisation et découvre un nouveau rapport au langage, aux mots. 
Avec les mots, arrivent les idées, ou plutôt une idée quasi obsessionnelle : aller toute seule à Paris voir la Tour Eiffel. Avec cette idée arrivent aussi beaucoup d'autres choses : des questions, des révoltes, des envies de changement.
Ana refait mentalement le parcours de sa vie : son mariage arrangé avec un homme plus vieux, le départ de son village, la vie avec ce mari dont il a bien fallu qu’elle s’accommode. 
Elle sort de son isolement, arrive à mettre des mots sur ce qu’elle ressent. Cette prise de conscience et la révolte qui l’accompagne lui font trouver la force de réaliser son projet : elle va mettre dans sa poche autant de cailloux qu’il y a de stations pour aller à la Tour Eiffel. 
Au terme du parcours, Ana décide de ne pas s’arrêter là et de continuer avec les mots, d’écrire une suite à l’histoire de « La jeune fille intelligente ». 
Cette histoire de « La jeune fille intelligente » est un texte interférant au monologue d’Ana. En même temps il y fait écho. C’est une histoire que son grand-père lui racontait quand elle était enfant et qui n’a cessé de la hanter. 
Il y est question d’une jeune fille que l’on marie et qui perd son identité (son intelligence) au point de disparaître.

Le principe du monologue d'Ana est une contrainte d’écriture. Quels mots peut-on former avec les seules lettres du mot MARIAGE ? Chaque mot obtenu est le départ d’une scène.
Le cheminement d’Ana à travers les mots et à travers son histoire n’est pas linéaire, il est celui de la pensée, des souvenirs, des associations d’idées. Ana a une façon poétique d'appréhender le réel et sa dureté. ce sont les mots qui en creusant le vécu font apparaître le réel possible.

Le spectacle donne à ressentir le monde intérieur d’Ana par un langage scénique jouant avec les temporalités, les motifs  visuels et sonores, les ellipses, les rythmes, les répétitions, les images au plateau et à l’écran, les voix, les objets. La présence d’une marionnette portée d’environ 1m20 qui représente Ana, jeune fille, ouvre des perspectives sur les forces souterraines qui agissent en elle, souvenirs, rêves ou cauchemars et sur la manipulation des adultes dans son parcours



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